Attaque à l’acide – Bangladesh – 2009

November 2nd, 2011

En 2009, l’organisation Acid Survivors Foundation au Bangladesh (ASF) a célébré ses 10 ans. Depuis 1999, un long chemin a été parcouru afin de venir en aide aux victimes d’attaque à l’acide. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2002, 500 personnes ont vu leur vie basculer dans l’horreur alors qu’en 2008 ils n’étaient plus que 171.

Reportage réalisé avec l’entière collaboration de Acid Survivors Foundation au Bangladesh et Acid Survivors Trust International à Londres. (Les noms des victimes ont été changés).

 

Photo :  Dans les chambres du centre de ASF, à Dhaka, Bangladesh. 2009

Pour parvenir à ses résultats, ASF a mobilisé les institutions : le National Acid Control Council, le Département des Affaires Sociales, la police ont été particulièrement coopératifs. ASF a aussi demandé aux célébrités du Bangladesh de porter le problème en une des journaux.

Mais 171, c’est autant de victimes en trop .

 

Photo :  Nila a été attaquée par son mari parce qu’elle a exprimé la volonté de poursuivre ses études. Ils étaient mariés depuis seulement quelques semaines.

Docteur Imtiaz a travaillé au centre de ASF, à Dhaka, depuis 2005. Il a écouté les peurs des victimes et calmé leurs anxiétés devant l’éventualité d’une opération chirurgicale. Il sait l’importance de la chirurgie, mais ne perd jamais de vue que, lorsque son travail est terminé, la victime, elle, commence un autre difficile voyage.

 

Photo : Docteur Imtiaz (à droite) avec le chirurgien plastique anglais Ron Hiles (à gauche) diagnostiquent le visage d’un enfant afin de décider d’une feuille de route pour l’opération chiurgicale.

Il se rappelle une ballade avec Hasima dans les rues de Dhaka : « Hasina à la moitié de son village brûlé. Je marchais à ses cotes lorsque nous avons croisé une centaine de filles qui sortaient des usines de la ville. J’entendais leurs chuchotements quand elle remarquait hasina qui marchait les yeux au sol, tellement timide. Toutes ces filles pensaient que si Hasina avait été attaquée, c’est qu’elle le méritait, qu’elle était une mauvaise personne. En tant que chiurgien, je ne peux rien faire pour ça. Il arrive un moment où nous devons arrêter les opérations et les victimes doivent alors accepter leurs situations. Et c’est bien ça le plus dur. »

Photo : Le chirurgien anglais Ron Hiles lors d’une opération sur le visage d’une victime, Lucky.

 Afin de visualiser les 32 images, cliquer ici.

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